Les sorties animées par Jacqueline privilégient la convivialité et l'accueil. Elles sont sur de petites distances et doivent être vues comme des "découvertes" plutôt que comme des "visites commentées" (sauf si une visite guidée de musée est prévue).

Jacqueline vous propose de suivre le traditionnel pèlerinage jusqu'à la chapelle de la Galline.
Si vous êtes capable de faire 6,8 km dans la journée, vous pourrez le faire à pied. Le rythme sera très lent et une grande pause sera prévue en milieu de journée.
Pour les autres, vous pourrez monter dans une navette mise à la disposition par la mairie.
Jacqueline vous propose de la rejoindre dès 8h15 sur la place de la Joliette pour prendre ensemble le bus 35 vers l'Estaque.
De l'arrêt de bus, vous monterez d'abord jusqu'au parvis de l'église Saint-Pierre-ès-Liens de l'Estaque, une église bâtie en 1851, de style classique avec une façade de brique apparente ocre.
C'est de là que partira le pèlerinage, soit à pied, soit en navette.
Jacqueline vous fera quelques commentaires sur l'histoire de l'Estaque et celle du hameau de la Nerte, accessible par une route en lacets tracée dans le massif calcaire.
C'est à l’extrême limite de la commune de Marseille que se situe le hameau dont le nom vient du terme provençal "nertho", myrthe.

Dès l'époque celto-ligure, la Nerthe était un point de passage sur un des rares chemins reliant Marseille au Rove et à l'étang de Berre.
Au Moyen-Âge un château-fort (château de l'Air) y aurait été établi, peut-être par les Templiers de Gignac pour contrôler le passage.
Selon la légende populaire, une chapelle aurait été construite en ce lieu aux premiers âges chrétiens par saint Lazare ou deux ermites du IVe siècle.
L'édifice construit au Moyen Âge a été consacré comme église de la Nerthe le 3 mars 1042 par l'évêque Pons II de Marseille.

En 1430, une statue de la Vierge à l'enfant y est placée dont l'enfant Jésus porte dans la main gauche une petite poule.
La poule est symbole de protection. Elle abrite et rappelle ses poussins face au danger, en des lieux qui justement étaient dangereux à l'époque, puisque la route du littoral n'existait pas et que la route de Saint-Louis au Rove passait par la Nerthe, avec à côté le Vallon qui portera plus tard le nom de l'Assassin.

En 1439, l'église est rebaptisée "église de la Bienheureuse Vierge Marie de la Nerthe", elle devient un lieu de dévotion populaire.
De nombreux ex-votos y sont placés dans les siècles suivants.
L'église est agrandie au XVIIIe siècle. C'est la version que l'on voit actuellement.
Après la Révolution, le village ayant quasiment disparu, l'église est rattachée à la paroisse de Séon-Saint-Henri, et devient une modeste chapelle, mais reste un lieu de pèlerinage.

Après une relative reprise d'activité pour les travailleurs italiens du tunnel ferroviaire de la Nerthe au milieu du XIXe siècle, elle est définitivement rattachée à l'Estaque.